Parution dans la vie charentaise 6/12/18

La vie charentaise

"Nous misons sur l'oisellerie et la meunerie"
Michel Caillaud, directeur de la CAVAC a répondu aux questions de la vie charentaise

La CAVAC est une coopérative assez ancienne, qui a été créée en 1931. Comment a-t-elle évolué jusqu’à aujourd’hui ?
C’est une structure qui était à l’origine cantonale. Elle s’est agrandie avec le mariage avec la coop d’Aigre. Aujourd’hui, nous rayonnons sur le canton d’Aigre et tous les cantons limitrophes, même si notre zone de chalandise est beaucoup plus grande que ça. Elle couvre le département et les anciens cantons limitrophes, sur la Charente-Maritime, la Vienne, les Deux-Sèvres mais le gros de notre activité reste sur le nord-ouest de la Charente. Nous avons 180 adhérents donc une centaine d’actifs. Nous sommes essentiellement sur les grandes cultures, nous ne faisons quasiment plus d’élevage. Nous avons un peu de vigne en fins bois et quelques adhérents en cognac ou vin. Nous réalisons à peu près 40 000 tonnes de collecte, essentiellement du blé à 40 % et du maïs autour de 25 à 30 %. Nous avons une grosse activité autour de l’oisellerie (tournesol, lin, millet jaune ou blanc, pois chiche, pois marbrés, pois jaunes, lentilles…).

Quels sont les marchés les plus porteurs ?
Depuis deux ans les cours des céréales sont bas. Nos voisins ont pris des mesures similaires au nôtre et nous nous retrouvons avec des marchés pois chiche et lentille qui en souffrent. Les hectares montent de manière faramineuse mais le marché n’est plus du tout ce qu’il était il y a seulement deux ans. Notre tendance haussière sur ces marchés s’est inversée.
Sur la meunerie, la tendance est à la hausse. Les primes qualité sont toutefois moins intéressantes qu’il y a deux ans. Nous avons une difficulté en oisellerie, c’est l’absence de recherche sur ces produits. Nous avons des marchés mais nous devons réussir à produire. Pour cela, nous travaillons avec nos voisins pour éviter de concentrer la production sur un petit secteur comme le nôtre.
Nous avons besoin d’un foncier adapté à nos produits. Cela nous permettrait de pérenniser pour une dizaine d’années la filière. C’est notre cheval de bataille, le marché sur lequel nous sommes le plus à l’aise avec du tournesol, du pois vert, du millet jaune ou blanc… Nous avons mis en terre des blés blancs.

Quelles sont les perspectives?
Nous sommes très axés également sur les maïs waxy et waxy pro avec l'idée d'augmenter encore les volumes. Nous implantons les hectares en fonction de nos contrats et des débouchés. Sur l'oisellerie, nous en avons une partie sur Mansle, Cognac et Chirac. Quand nous ne sommes pas en possibilité de produire, nous voyons avec nos collègues de l'Entente, qui représente 25 à 30% de nos volumes. Ils auront le marché et le répartiront. Nous nous mettons d'accord sur les hectares et chacun gère ses surfaces en fonction de ses capacités.
Nous avons également de la demande pour des maïs waxy, ainsi que pour des produits type pois chiches. Nous allons démarrer dès cette années sur ces produits en particulier et nous allons poursuivre l'année prochaine sur du blé et de la meunerie. Nous avons d'autres projets en cours, autour de la HVE (Haute Valeur Environnementale) mais ce n'est pas encore dans les tuyaux.
Notre plus gros projet est d'augmenter nos capacités de stockage. Nous sommes en manque de ce côté. Nous allons agrandir l'existant sur le site de La Chapelle. Nous allons l'augmenter de 2 000 tonnes avec des petits lots de 500 à 700 tonnes.

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